Des centaines de personnes marchent pour les soins de santé à Pohénégamook
Élus, citoyens, employés du réseau de la santé et représentants syndicaux ont défilé par centaines dans les rues de Pohénégamook samedi matin pour réclamer le maintien des soins de santé dans cette localité du Témiscouata. Même si rien n'a été confirmé par Santé Québec, bien des gens craignent que les services à l'urgence du Centre local de services communautaires (CLSC) soient réduits, un scénario envisagé à l'urgence de Trois-Pistoles. Le conseiller municipal à la ville de Pohénégamook Daniel Blier fait partie des organisateurs de la manifestation. On est en région, mais on a le droit d’avoir des services adéquats même si on est en région. On a un grand territoire à desservir. On a des personnes âgées aussi ici, on ne peut pas tous se déplacer [facilement]. C’est une sécurité pour nos gens, pour notre monde. Plusieurs intervenants se sont succédé au micro pour dénoncer le plan de retour à l'équilibre budgétaire préparé par le CISSS du Bas-Saint-Laurent, qui se traduira par des coupes de 35 millions de dollars. Cet organisme public a annoncé jeudi l'abolition de près de 200 postes Pour Jonathan Gagnon, un résident, le CLSC a joué un rôle important dans sa vie familiale : l'équipe médicale sur place a En 2009, son fils fait une première réaction allergique en mangeant une noix. Quelques mois plus tard, sa conjointe accouche au CLSC, faute de temps pour se rendre à l’hôpital de Rivière-du-Loup avant l’arrivée du bébé. Le préfet de la MRC de Témiscouata, Serge Pelletier, a pris part à la manifestation, tout comme ses homologues de Rivière-du-Loup, Michel Lagacé, et de Kamouraska, Sylvain Roy. D'autres maires et mairesses des environs ont aussi déambulé dans les rues de Pohénégamook. Cette marche est la dernière action en date menée par des élus de la région pour sauvegarder l'urgence de cette municipalité de plus de 2000 habitants. Ils ont indiqué qu'ils sont dans le flou quant à l'avenir de ce service. Rien pour rassurer les gens de l'endroit, l'APTS signalait le mois dernier que des technologistes médicaux de Pohénégamook seront transférés à l'hôpital de Notre-Dame-du-Lac Sylvain Patry est producteur acéricole. Il est responsable d’une équipe de 20 personnes à Saint-Athanase, déjà à une trentaine de minutes de route du service de soins de Pohénégamook. Il s’inquiète pour la sécurité de ses employés, pour lesquels il souhaite le maintien d’un CLSC à proximité de leur lieu de travail. Interrogée plus tôt cette semaine, la députée de Rivière-du-Loup–Témiscouata, Amélie Dionne, a réitéré son souhait de conserver les soins de proximité dans le Bas-Saint-Laurent. L'élue caquiste a visité le personnel de l'urgence de Pohénégamook au début de la semaine. Amélie Dionne, la députée de Rivière-du-Loup-Témiscouata Photo : Radio-Canada / Patrick Voyer La députée a aussi fait acte de présence samedi. Les citoyens ont quant à eux voulu envoyer un message sans équivoque. Photo : Radio-Canada / Lisa-Marie-Bélanger D’autres actions sont prévues, seulement si les réductions de services se concrétisent. Avec la collaboration de Lisa-Marie Bélanger et de Patrick Bergeron[L’objectif], c’est de se faire entendre
, partage-t-il. Il n’y a pas de décision de prise encore, mais on est en amont, [on veut faire valoir] que l’urgence sept jours sur sept, 24 heures sur 24, à Pohénégamook, c’est primordial.
principalement
administratifs.sauvé la vie
d’un de ses garçons, puis vu naître son autre enfant.On n’a même pas eu le temps d’appeler une ambulance, [on s’est dirigés] directement à grande vitesse au CLSC. [...] Le médecin évaluait que l’enfant était à moins de quatre minutes de mourir si on ne s’était pas rendus.
Ça faisait quelques années à l’époque que ça n’était pas arrivé. [...] Sans notre CLSC à proximité, qu’est-ce qui serait arrivé? Un accouchement dans la voiture?
afin d'y maintenir les services essentiels
. Le CISSS du Bas-Saint-Laurent a confirmé qu'un tel scénario pourrait se concrétiser, mais jamais en découvrant complètement les services de Pohénégamook
.S’il faut aller à Rivière-du-Loup ou Témiscouata, on rajoute presque un trois-quart d’heure de plus. C’est ça qui va faire la différence entre sauver une vie ou la perdre, carrément
, partage-t-il en ajoutant que les producteurs et ouvriers ne sont pas seuls. Parlons des chasseurs, parlons des pêcheurs, parlons du tourisme…

Mon travail présentement, c'est de [mettre au défi] Santé Québec, de poser des questions et de travailler avec le ministre [Christian Dubé] pour éviter ce genre de fermeture
, a affirmé Amélie Dionne jeudi.Incessamment, on aura des réponses, [mais] je veux rassurer la population pour dire que présentement il n’y a aucune décision qui est prise et c’est sûr que je vais être consultée avant qu’une décision soit prise ou qu’une décision soit rendue.

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